Ne reculant devant aucune audace (et surtout, détestant bosser pour rien), Grenews.com vous passe quand même l'interview. Une "interview posthume", du coup. En attendant la vidéo du spectacle... si le marché du DVD ne s'est pas cassé la gueule d'ici là.
Après avoir fait les beaux-arts et alors que vous avez des projets au cinéma, vous imaginez-vous faire deux, trois, sept albums ?
L'essentiel est que tout soit cohérent et peu importe le support, finalement. Tout dépend de ce que l'on me propose et de la manière dont je peux les habiter. Ce qui est sûr, c'est que je ne m'imagine pas vivre sans musique (...) L'essentiel, c'est la sincérité, que je ne me force pas. Après, c'est du travail , hein, ce n'est pas chanter à un mariage ! Quand je monte sur scène, devant le public, je m'ouvre le ventre, je montre toute ma fragilité. Ça paraît d'une légéreté absolue, mais au contraire, c'est un combat.
Et devenir un phénomène du jour au lendemain, faire la “une” des journaux, avoir une image à “défendre” à la télé ?
Pour vendre des disques aujourd'hui, il faut passer par là. Mais ma manière de faire de la musique est la même qu'avant «Nouvelle Star», quand je jouais dans des bars. La télé m'a juste donné la chance de toucher plus de monde... Mais je fais gaffe, je n'y passe pas depuis un petit moment, je me protège.
Dans ce grand barnum qu'est le showbiz, les beaux-arts ne vous manquent pas un peu, parfois ?
Quand j'écris mes clips et que je les réalise, c'est proche de ce que je faisais quand j'étais aux beaux-arts, quand je bosse sur les pochettes de mes disques aussi. Pendant la tournée, on a toujours du temps alors moi, je dessine, je vais voir autre chose. Ça donne un prolongement à des idées, qui deviendront peut-être, un peu plus tard, des chansons.



